
CLAIRVIVRE 1939-1948
TERRE D’ACCUEIL ET DE REPOS
HOSPICES CIVILS DE STRASBOURG ET DES MAQUISARDS
SON HISTOIRE
Le gouvernement Français venait de décider d’évacuer la population des départements riverains de l’Allemagne et la Dordogne avait été désignée comme terre d’accueil, pour le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et la Moselle.
A jamais CLAIRVIVRE symbolisait toutes les qualités qui avaient été nécessaires pour faire naître dans cette France meurtrie l’espoir : l’accueil, le dévouement, la solidarité, l’assistance à tous ceux qui étaient en danger, la volonté qui devait conduire au sursaut national.
CLAIRVIVRE tissa avec les alsaciens et les lorrains des liens très forts d’amitié.
Ils n’ont jamais oublié que la cité leur avait ouvert grand ses portes pour leur fournir l’aide et le réconfort dont ils avaient tant besoin.
Mais ils laissèrent dans ce coin de Périgord beaucoup des leurs. A jamais, le cimetière des Réfugiés perpétue le souvenir de tous ces hommes, femmes, enfants arrachés par la guerre à leurs provinces natales.
A leur arrivée à CLAIRVIVRE, en 1939, après un voyage exténuant et malgré les soins qui leur furent prodigués, des malades, des personnes âgées moururent en grand nombre. Face à cette mortalité galopante, il fallut trouver rapidement un ultime abri à tous ces expatriés.
A la lisière de la cité, sur la commune de Saint-Mesmin, un terrain leur fut accordé. En raison de l’urgence et de temps chaotiques, aucune signature n’officialisa cette concession. Ce n’est que plus tard que le cimetière porté sur le registre cadastral de Saint-Mesmin connut une existence légale. Là tous ces exilés, reçurent un morceau de terre bien à eux, même si c’était le dernier.

Pour bien le personnaliser, ils y élevèrent une chapelle en bois. Lieu de recueillement de prières, elle ressemblait paraît-il, en miniature à la cathédrale de Strasbourg. Aujourd’hui elle a disparu, son bois de chêne a été converti en parquets. Par contre, le portique qui soutient la cloche « Alsacia Pérégrina » atteste que ce petit enclos est à jamais le leur. Cette cloche dont le nom résume à lui seul, le douloureux parcours des ALSACIENS-LORRAINS, avait été achetée par les jeunes de cette communauté. Elle avait été fondue à Annemasse. Parmi les morts inhumés à Clairvivre, figuraient aussi des maquisards.
Le 10 Août 1986, une stèle en honneur du Capitaine Paul Selvez, Michel Acker, René Cron, Jean Durand, Pierre Guerin, Raymond Lair, tués de la 12 Ieme compagnie, Bataillon Violette, Brigade RAC fut inaugurée.
La rue du Capitaine Paul Selvez, Directeur adjoint de la cité sanitaire
Résistant mort pour la France au Pizou le 22 Août 1944 a été inaugurée le 28 septembre 1994.

Le 18 mai 2008, une stèle en l’honneur du Professeur Fontaine a été érigée à l’initiative de Marcel Hugon et Gilbert Dupuy (anciens résistants) soutenus par Guy Bouchaud (maire de Saint-Mesmin), la commune de Salagnac (participation financière de 300 euros) et l’Etablissement Public Départemental en présence de son fils le professeur Jean-Louis Fontaine et du professeur Adrien Dany, collaborateur du professeur Fontaine.


