BLASON COMMUNAL

Le village fut donné à l’abbaye du Dalon, à Sainte Trie, en 1219.
Le Nom de Salagnac est d’abord écrit Salanac en 1219 ; il représente un nom de personne gallo-roman suivi de –acum, Salanus, bien attesté dans l’ancienne Rome. L’étang de Born, noté également en 1219 (Stagnum de Born), se trouve dans la forêt du même nom qui, avec une étendue de presque cent hectares, séparait le Périgord, le Haut et le Bas Limousin. Ce Born vient probablement d’un préceltique borna « cavité, trou » (occitan borna), de même origine que Born dans SAINTE-SABINE-BORN.
A Bellegarde, au bord de la forêt domaniale, des traces de construction marqueraient l’emplacement du château médiéval où la tradition situe la naissance du seigneur-troubadour Bertran de Born; aux alentours de l’an 1140. Ce grand seigneur, homme de guerre et troubadour, Bertrand de Born, surnommé le « Tyrtée du Moyen-Age », possédait avec son frère le château de Hautefort.
Jusqu’en 1602, Salagnac dépendait de la seigneurie vicomtale de Moruscles à Génis, mais les abbés du Dalon y possédaient aussi des droits.
En 1184, les moines avaient bâti un moulin adossé à la chaussée de l’étang de Born. Il existait encore en 1754 avec ses deux meules pour moudre le seigle. Un autre moulin dit de Salagnac, fut donné à la célèbre abbaye du Dalon. Les archives permettent d’en localiser un troisième en 1448 au lieu-dit « Sarrazanas », déjà signalé en 1120.
Au lendemain de la Révolution, cette commune de la Corrèze passe au département de la Dordogne par décret du 23 août 1793.
Le château de Las Renaudias(XVème-XVIIème siècles) appartint à la famille Pasquet.
Les PASQUET de Savignac et les PERUSES des CARS furent seigneurs de Salagnac.
De PASQUET, de Beaucharaux, de Savignac D’Eyssendieras, de Salagnac, de la Renaudias, du Mas, de la Pomelie, des Champs, de Saint-Méard, de Laborie, de Puybrac, de la Roche, de Monsaut, de Saint-Meymie.
ARMES : D’azur au cerf d’or issant d’une rivière d’argent.
Sous le nom de Pasquet-de-Savignac, on trouve aussi les armes suivantes : De gueules au chevron d’argent ; au chef cousu d’azur, chargé de trois étoiles d’or.
La famille Pasquet, dit Saint-Allais, est originaire du Limousin, où ses titres, ajoute le généalogiste, remontent à 1400.
Sa filiation se suit régulièrement depuis François Pasquet, écuyer, seigneur de Banchereaux, vivant au commencement du XVIe siècle, jusqu’à Amable-Louis-Marie Pasquet de Salagnac, écuyer, major d’infanterie et 1er aide de camp du lieutenant-général comte d’Erlon.
Elle a produit ses titres de noblesse devant Pellot, subdélégué, à Sarlat, et a été maintenue le 2 décembre 1666.
En vertu de ces mêmes titres, un de ses membres a été reçu page de la Reine et Gentilhomme de Monsieur (Louis XVIII).
Dans les listes des votants de l’Ordre de la Noblesse à Saint-Yrieix, figurent ainsi inscrits : « Messire Pierre de Pasquet, chevalier, seigneur de la Roche et Monsaut ; Charles de Pasquet, chevalier, seigneur de Salagnac ; et messire Pasquet de Saint-Maymie, chevalier de Saveyzie » - Savignac peut-être ?
De PERUSSE-des-CARS.
ARMES : De gueules au pal de vair.
DEVISE : Fais que doys, advienne que pourra.
Maison originaire de la Marche, où elle est connue depuis le XIe siècle. Il y a plus de 500 ans que le nom de Pérusse est incorporé à celui des Cars, qui désigne une terre très importante en Limousin, seigneurie ayant le titre de comté.
On cite parmi les seigneurs de cette maison : Hardoin de Pérusse qui fut un des chevaliers de la 7e croisade ; Armand de Pérusse, grand maréchal de l’église au XIVe siècle, chevalier de l’ordre du Saint-Esprit ; Charles des Cars, évêque et duc de Langres, pair de France en 1569 ; Jean de Pérusse, dit des Cars, prince de Carency, comte de la Vauguyon, maréchal et gouverneur du Bourbonnais ; Louis-François-Marie de Pérusse, comte des Cars, lieutenant-général, maître d’hôtel du Roi Louis XVI et Louis XVIII ; François-Nicolas-René de Pérusse comte des Cars, capitaine aux gardes du comte d’Artois.
Le Périgord compte parmi ses évêques Raymond de Pérusse-des-Cars, en 1413 ; et dans la liste des votants à Périgueux, pour les dépités de la noblesse aux Etats-Généraux de 1789 : « Très haut et très puissant seigneur, Mgr Louis-François-Marie de Pérusse, comte des Cars et de Saint-Bonnet, baron d’Aix et de la Renaudie, seigneur de Saint-Ybart et autres lieux, chevalier commandeur des Ordres du roi, maréchal des camps et armées du Roi, son lieutenant, commandant la Province du haut et du bas Limousin et son premier maître d’hôtel. »
