
Lors de la création des départements français en 1790, la commune a d'abord brièvement fait partie de la Corrèze avant d'être rattachée en 1793 à la Dordogne.
Après la 1ère Guerre Mondiale, vint la nécessité de lutter activement contre le grand mal de l'époque qu'était la tuberculose et aussi d'aider à la réinsertion socio-professionnelle des soldats gazés durant le conflit.
La Fédération Nationale des Blessés du Poumon et Chirurgicaux (F.N.B.P.C.) à l'instigation de son secrétaire général, Albert Delsuc, souhaitait la création d'une cité sanitaire unique en son genre, devant correspondre aux critères de la cité-jardin, et permettant aux pensionnaires de mener une vie familiale et professionnelle tout en étant soignés. Une subvention de 60 millions de francs fut votée à l'unanimité par le Parlement pour parfaire le projet.


La cité Clairvivre sortira de terre entre 1931 et 1933, sur les plans de l'architecte Pierre Forestier.
C'était une petite ville totalement autonome, organisée de part et d'autre d'une avenue principale et possédant notamment : un bâtiment de 200 chambres (réservé à l'accueil des tuberculeux célibataires et des visiteurs), 175 pavillons (soit 340 logements destinés aux malades et à leur famille), un hôpital (avec dispensaire et service social), une centrale d'épuration, un système d'adduction d'eau, une centrale électrique, des commerces, des grands magasins, des écoles, une ferme et des cultures.
La gestion de la Cité fut confiée à la Société "La Maison des Blessés du Poumon" (S.M.B.P.) dont l'administrateur était Albert Delsuc lui-même.
Avec la disparition progressive des soldat gazés lors de la guerre de 1914-1918, la cité se transforma progressivement en un sanatorium classique.
À partir de 1937, elle accueillera, tout en continuant à fonctionner, de nombreux réfugiés tels que des blessés de la Guerre d'Espagne.
Puis en 1939 et 1940, les Hospices Civils de Strasbourg investissent les lieux, accompagnés de réfugiés alsaciens et lorrains. Ceux-ci quittèrent Clairvivre au début de l'année 1945.
A partir de 1966, la S.M.B.P. créa un Centre d'Aide par le Travail (CAT) destiné à accueillir des personnes handicapées adultes. Ce CAT s'agrandira progressivement au détriment du sanatorium (qui fermera définitivement ses portes en avril 1980), pour accueillir des personnes handicapées physiques de toute nature.
Suite à d'importantes difficultés financières, la S.M.B.P. devra abandonner la gestion de Clairvivre à l'Etablissement Public Départemental constitué le 1er avril 1980.
A voir sur la commune
- La Fontaine St Martin
- Le cimetière des pauvres
- Maison Forestière (Bertrand de Born)
